La culture basée sur les données prend de plus en plus d’importance, y compris – et peut-être surtout – pour les producteurs de plants. Brabant Plant utilise la suite GroSens depuis 2024, notamment lors de la transition complète de l’éclairage SON-T vers l’éclairage LED. À l’origine, cette solution était principalement utilisée dans le cadre de la recherche en culture, puis pour optimiser en continu les stratégies de culture sans compromettre les calendriers de production serrés. Aujourd’hui, Marvin Verkuijlen, responsable de production tomate, constate que ses collègues de la production trouvent également de plus en plus d’applications aux capteurs dans leur pratique quotidienne.

L’entreprise familiale néerlandaise Brabant Plant est spécialisée depuis 1969 dans la production de plants de divers légumes de serre, tels que la tomate, le concombre, les poivrons et l’aubergine, ainsi que dans les légumes de plein champ, les plantes en pot à fleurs et la production de matériel végétal de bouturage et de repiquage pour la floriculture. Cela représente un grand nombre de groupes de produits différents. Selon Marvin Verkuijlen, responsable de production tomate, il a vu défiler environ 200 variétés différentes rien que pour la tomate. « Et il y en a sans cesse de nouvelles qui viennent remplacer les anciennes. Cette diversité entraîne de plus en plus d’anomalies spécifiques à chaque lot. De plus, d’un point de vue physiologique, il se passe énormément de choses au niveau des plantes en très peu de temps, en raison des différentes étapes de la croissance des tomates. Pour un responsable de production comme moi, c’est donc un immense terrain de jeu ici », explique-t-il.

Le calendrier de culture est sacré

« Nos clients sont constamment à la recherche de nouvelles variétés ; nous menons donc de nombreux essais en collaboration avec eux. Par ailleurs, nous nous employons sans cesse à étudier et à améliorer les processus actuels. Mais lorsque nous voulons changer quelque chose, cela peut avoir une incidence sur l’ensemble du calendrier de culture. Si, par exemple, nous ne pouvons pas étêter les plantes lors de la phase de repiquage parce que la plante n’est pas bien enracinée, tout le calendrier est décalé. Or, notre calendrier est sacré, car en production de plants, nous avons une date butoir stricte. »

Chez Brabant Plant, on greffe aujourd’hui parfois jusqu’à 200 000 plants de tomates par jour. « Nous devons orienter chaque plante de manière optimale, tant sur le plan physiologique que morphologique, afin qu’elle se développe correctement pour devenir le produit final souhaité – avec un développement sain des racines et les bouquets prêts à fleurir – à la date de livraison prévue. Pour cela, nous devons gérer très précisément la température, l’eau et la lumière afin d’obtenir le développement végétatif ou le pilotage génératif souhaité. » Au cours de ses années en tant que responsable de production, Marvin a acquis de nombreuses connaissances et perspectives à ce sujet.

Une vision en temps réel

« De plus, nos plantes sont livrées avant d’avoir atteint leur pleine maturité, ce qui fait qu’il nous manque beaucoup d’informations – telles que l’épaisseur de la tige et la taille de la tête – que les producteurs de tomates peuvent utiliser comme indicateurs », poursuit Marvin. « Souvent, nous ne pouvons même pas utiliser une balance pour évaluer l’absorption d’eau. »

Afin de disposer d’un maximum d’informations en temps réel sur ce qui se passe autour des plantes – voire à l’intérieur même des plantes – pour alimenter les stratégies de culture, l’entreprise a installé différents capteurs, notamment la suite GroSens de Grodan. Marvin : « Les données des capteurs sont également transmises à notre ordinateur climatique Priva et constituent un complément précieux aux graphiques quotidiens et à notre vue d’ensemble. »

Une opération complexe

Brabant Plant dispose actuellement de 12 hectares de serres, répartis en 27 sections, chacunes dotées d’un système de régulation climatique indépendant et d’environ 10 zones d’irrigation différentes. En d’autres termes, il s’agit d’une exploitation très complexe. « Si nous voulions installer trois capteurs par serre – ce qui est en réalité déjà bien trop peu –, il nous faudrait un très grand nombre de capteurs. » Selon lui, certains producteurs se laissent décourager par cela. « Mais nous n’avons acheté que huit capteurs GroSens Suite et cela fonctionne très bien ainsi. Il n’est vraiment pas nécessaire de les installer partout. Tout dépend de la manière dont on les utilise », explique le responsable de production tomate.

Mettre en évidence les fluctuations

Il cite comme exemple la surveillance du niveau d’eau sur les planchers de sub-irrigation: « En plaçant quatre capteurs à différents endroits à l’intérieur d’une serre – par exemple au centre et le long des bords –, nous pouvons vérifier si l’eau se répartit de manière uniforme partout. » De plus, Brabant Plant utilise plusieurs capteurs pour surveiller l’uniformité sur une période donnée. « Cela permet parfois de mettre en évidence des fluctuations intéressantes. On cherche alors la cause de cette différence. Les données constituent une base très utile pour formuler des questions de recherche et tester des hypothèses. »

Parfois, ils choisissent une variété phare ou une variété présentant des difficultés, puis ils suivent en temps réel l’ensemble d’un lot de production à travers les différentes phases – de la phase de semis à la phase d’espacement final –, explique Marvin. « En combinant ces mesures avec d’autres séries de données, nous obtenons une belle vue d’ensemble des paramètres qui comptent, de ce qui est arrivé à la plante, des raisons de ces événements et des mesures que nous pouvons prendre pour y remédier », ajoute-t-il.

Transition vers le 100 % LED

La suite GroSens Grodan s’est avérée particulièrement utile lors de la récente transition complète de Brabant Plant vers un éclairage LED dynamique, un projet auquel Marvin a participé activement. « Lorsque nous avons commencé à remplacer toutes les lampes SON-T après environ 35 ans, nous savions que nous devions repenser l’ensemble de notre programme de culture en raison de la réduction de la chaleur rayonnante et de son impact sur le microclimat. Nous disposions déjà d’une grande quantité de données, mais le chaînon manquant était la compréhension de l’évaporation. »

Ils ont commencé les mesures alors qu’ils utilisaient encore les lampes SON-T et ont poursuivi ces mêmes mesures dans la configuration LED. « Le capteur GroSens pouvait simplement être posé au sol et suivre la rotation avec l’arrosage. Les informations obtenues sur les différences – l’effet sur la conductivité électrique (EC), la température des racines, l’absorption d’eau et l’activité des plantes – nous ont vraiment aidés à contrôler les ajustements de notre programme et à préparer notre entreprise pour l’avenir grâce à cette innovation », explique Marvin.

Passage à la pratique quotidienne

Bien que la suite GroSens ait jusqu’à présent été principalement utilisée à un niveau stratégique, Marvin constate une transition progressive vers la pratique quotidienne. « Mes collègues emportent de plus en plus souvent les capteurs Grodan sous forme d’humidimètres manuels dans les différents départements de production. Cela leur permet d’effectuer des mesures ponctuelles, par exemple de la teneur en eau du cube, mais aussi de vérifier que les joints en caoutchouc des « bassins » de subirrigations ne présentent pas de fuites. »

Marvin voit également l’intérêt de l’application portable dans le contexte du vieillissement de la main-d’œuvre du secteur. « L’un de nos anciens producteurs avait une main tellement “calibrée” qu’il pouvait sentir exactement la quantité d’eau contenue dans un cube. Mais il est désormais à la retraite, et une partie de son savoir-faire et de son expérience nous manque. La jeune génération peut tirer un grand profit d’un tel capteur. Il ne remplace pas la main verte d’un producteur, mais c’est un très bon outil pour voir ce qui se passe réellement au niveau de la plante en réaction à ce que nous faisons. »

Qualité des données

En tant que responsable de production, Marvin est bien sûr toujours très attentif à la qualité des données. « Pour l’étalonnage, nous vérifions régulièrement la quantité d’eau réellement contenue dans un cube et je suis très satisfait de la précision des capteurs Grodan. Avant l’achat, nous avons testé des capteurs de différents fabricants et ce n’est pas un hasard si nous avons finalement opté pour la suite GroSens. Le fait que Grodan ait mis en place son propre service pour soutenir activement cette technologie – et ses utilisateurs – en dit long. De plus, les capteurs sont parfaitement adaptés aux cubes Grodan. »

La dernière pièce du puzzle

« Savoir comment donner à une plante un départ optimal est un puzzle composé d’une multitude de pièces. La suite GroSens est l’une de ces pièces qui relie de nombreux éléments entre eux, vous permet de contrôler d’autres aspects de la stratégie de culture et met parfois en évidence des tendances inattendues. Cette solution a encore beaucoup à nous apprendre et à nous aider à nous améliorer, tant à court qu’à long terme », conclut Marvin.

En savoir plus ?

Vous souhaitez savoir comment GroSens peut aider votre entreprise de production de plants ? Contactez votre conseiller Grodan pour une démonstration ou un entretien-conseil.

Plus d'informations